Oxsitis, présent sur la semaine mondiale du trail à Chamonix
Chez Oxsitis, cette fin du mois d’août a été rythmée par la semaine mondiale du trail à Chamonix, rendez-vous incontournable de l’ultra-trail international.
En tant que marque spécialisée dans les sports Outdoor, et plus particulièrement le trail, nous étions présents avec notre stand sur l’Ultra-Trail Village. Une semaine entière à la rencontre des coureurs et des visiteurs, ponctuée d’échanges et de tests de nos produits sur le terrain.
Oxsitis était également représenté sur trois courses emblématiques de cette semaine grâce à nos athlètes, engagés sur la TDS, la PTL et la mythique course autour du Mont-Blanc.
Nous sommes donc allés à la rencontre de nos athlètes pour recueillir, à chaud, leurs impressions sur cette semaine si particulière qui rythme chaque année le monde du trail et de l’ultra-trail.
Retour sur la course mythique du Mont-Blanc avec Manon Gras
Cette année, deux de nos athlètes du Team Oxsitis se sont lancés sur la course mythique de Chamonix.
Elle ne se présente plus tant sa renommée dépasse les frontières du trail : plus de 170 kilomètres et près de 10 000 mètres de dénivelé pour boucler le tour du Mont-Blanc, à travers trois pays : la France, la Suisse et l’Italie. Bien plus qu’une course, elle est devenue, au fil des années, un rêve et un objectif sportif incontournable pour tous les traileurs.
Nous sommes donc allés à la rencontre de Manon Gras, qui a bouclé cette épreuve en 26 heures et 31 minutes, décrochant la 23ème place au classement féminin.
Pour Manon, c’était la course qui la faisait le plus rêver, celle qui l’animait depuis toujours. L’événement incontournable du monde du trail, à ne manquer sous aucun prétexte. Un véritable coup de cœur sportif : elle a désormais à cœur d’y participer chaque année, avec un objectif clair : progresser, année après année, jusqu’à enfin réaliser la course parfaite.
Avant la course
S’attaquer à un ultra-trail nécessite une préparation physique et mentale solide. Pour Manon, cette préparation s’est déroulée sans accroc, ni physique ni mental, minutieusement orchestrée aux côtés de sa coach Maryline Nakache, également membre du Team Oxsitis. C’est après une course pleinement réussie sur les 120 km du Lavaredo en juin dernier que Manon a pu poursuivre sa préparation, avec notamment un séjour en montagne à Allos, dans les Alpes-de-Haute-Provence.
Se lancer un tel défi fait forcément écho à des moments de doute. Pour Manon, comme pour une grande partie des participants, la plus grande peur était de ne pas terminer la course … de devoir subir des aléas indépendants de sa volonté et abandonner, comme l’année précédente. Mais au moment du départ, toutes ces craintes se sont envolées : Manon se sentait bien plus confiante et prête, portée par une préparation particulièrement bien menée. Sa plus grande envie ? Se présenter sur la ligne de départ et voir ce que sa forme actuelle allait donner sur le parcours. Son objectif principal : « Vivre à fond la course, avec les armes que j’avais acquises au cours de ma progression cette année. »
Le jour-j
Lors d’une course, on vit tous des moments forts, qu’ils soient positifs ou négatifs. Les premiers mots de Manon vont d’abord vers les bons souvenirs. Elle raconte avoir vécu de superbes moments, notamment cette sensation de bien-être ressentie aussi bien dans les montées que dans les descentes. Ce qui l’a le plus marquée : n’avoir ressenti aucune souffrance musculaire pendant la course, signe indéniable d’une préparation solide menée en amont. De quoi lui permettre d’apprécier pleinement chaque instant.
Côté négatif, car il y en a forcément, Manon a été victime de fortes douleurs au niveau du ventre, causées par des erreurs de ravitaillement : elle précise avoir mangé trop d’aliments solides sur certains ravitaillements non assistés. Ces douleurs l’ont accompagnée, et ralentie, sur une grande partie de sa course, s’intensifiant particulièrement jusqu’à Champex. Manon souligne que dans ces moments-là, il est essentiel de puiser dans ses ressources mentales, d’accepter la douleur et de continuer coûte que coûte, sans jamais rien lâcher. Elle a d’ailleurs dû terminer sa course sans s’alimenter, pour ne pas aggraver la situation, malgré l’absence totale d’apport énergétique. Résultat : une arrivée avec une heure de plus que prévu, mais une immense fierté d’être allée au bout. Une détermination que nous saluons également chez Oxsitis.
Sur un parcours d’ultra-trail, on profite aussi de paysages à couper le souffle. Pour Manon, son passage préféré fut la montée vers le refuge de Bertone, juste après avoir quitté Courmayeur : « Je me sentais hyper bien, j’ai même rattrapé trois filles. » Elle raconte avoir été marquée par une arrivée au sommet magnifique, et avoir particulièrement apprécié le passage des balcons, des paysages qui, sans aucun doute, redonnent le moral et rechargent les batteries mentales.
On rencontre tous, un jour ou l’autre, des moments de doute ou de fatigue en course, quelle que soit la distance. Manon nous confie que ces moments « font presque toujours partie de l’Ultra », il est essentiel d’en avoir conscience lorsqu’on se lance dans l’ultra-distance. Elle les a surmontés grâce à des ressources mentales « très puissantes ». Ce fut notamment le cas lorsque les douleurs au ventre se sont intensifiées : Manon s’est alors entourée de pensées positives : la fierté qu’elle ressentirait le soir même en ayant terminé, mais aussi le paysage, les autres coureurs, la vie en général. C’est en combinant toutes ces stratégies qu’elle est parvenue au bout de cette course mythique.
Retour quelques jours après la course
On connait tous cette sensation quelques jours après une course, les jambes sont lourde et il est important de recharger les batteries et ça encore plus après un Ultra, le corps en ressort épuisé. Tandis que certain assimile l’effort plus facilement. C’est le cas de Manon : « étonnamment je me sens super bien ». Elle nous confie ne pas avoir tant de courbatures hormis une douleur/gène au niveau de l’aine mais qui s’atténue de jour en jour. Peut de fatigue et de blessure, signe d’une préparation très bien réalisée. Manon est déjà en train de pensée à après, elle n’a qu’une hâte : c’est de courir à nouveau et d’enchainer sur la fin de sa saison. Elle voit également à la vue de sa bonne récupération, une belle saison l’année prochaine.
C’est dans les moments durs que nous sortons de notre zone de confort. Cette course a montré à Manon qu’elle était capable d’aller chercher ces ressources mentales très loin sans jamais rien lâcher. Elle réalisé après coup que le corps humain est quelque chose d’incroyable car avec de la préparation, il est capable de courir de longues distances et un long dénivelé.
Côté matériel : le choix de Manon
Nous collaborons avec Manon depuis maintenant 3 ans et sommes fiers de l’accompagner dans l’ensemble de ses projets sportifs. Son fidèle compagnon de course ? Le Spectre 16 : « J’adore le prendre pour faire de l’ultra ou des sorties longues », nous confie-t-elle. Manon le choisit systématiquement car il est parfaitement pensé pour ce type de distance, avec un rangement optimal qui lui permet de transporter tout le nécessaire. « J’aime avoir de la place et de nombreux rangements, pour plus de confort et pour ne pas perdre de temps à chercher ou ranger mes affaires pendant la course. »
Nous avons demandé à Manon son ressenti à l’issue de la course : « Le sac a été parfait. » Elle précise avoir bénéficié d’un excellent ajustement et d’un confort optimal, aucun bleu, aucun frottement. Une précision qu’elle tient à souligner : « C’est un problème souvent décrit par les coureurs d’ultra. » Grâce à cela, Manon a pu accéder à tout son matériel et sa nutrition sans jamais perdre de temps ni d’énergie.
Pour rappel, nos sacs et gilets permettent un ajustement précis à votre morphologie, grâce à deux sangles à l’avant : une pectorale et une ventrale, avec réglage en hauteur possible et un système de réglage latéral par scratch pour ajuster le sac à la taille.
Nous étions particulièrement curieux de savoir comment Manon avait organisé le rangement de son Spectre 16, et comment elle avait optimisé chacune de ses poches. Elle nous raconte avoir utilisé l’intégralité du sac : la grande poche arrière lui a servi à ranger tout le matériel obligatoire, ensuite réparti dans les poches compartimentées, « hyper pratiques » selon ses mots. « Elles sont vraiment bien pensées, et disposées de manière optimale pour y mettre le maximum de choses, tout en restant visibles et organisées. » Un accès facilité à l’ensemble de son matériel obligatoire pendant toute la course. À l’avant, elle a disposé ses flasques : grâce au système de serrage par élastiques, elle a pu les retirer et les réinsérer facilement, sans jamais ralentir. Côté nutrition, l’ensemble de son ravitaillement était réparti dans les poches extensibles, avec suffisamment d’espace pour couvrir les besoins d’un ultra-trail.
Le conseil de Manon pour tous les futurs participants à la course mythique de Chamonix
Afin de clôturer cet échange avec Manon, nous lui avons demandé quel conseil elle donnerait à ceux qui rêvent de s’inscrire à cette course incontournable du monde du trail : « Je lui conseillerais de bien réaliser sa préparation et d’arriver bien frais, en forme, car ce sont des courses hors norme. Il faut vraiment être au meilleur de son potentiel pour profiter pleinement du moment, et ne pas être déçu ! » Un conseil précieux à prendre en compte : une préparation sérieuse, menée avec rigueur et assiduité, reste la clé de la réussite. Merci Manon pour ces enseignements.
ou allons-nous revoir Manon ?
Le prochain grand objectif de Manon pour cette fin d’année sera la SaintéLyon, fin novembre. Pour préparer cette échéance, elle courra le Marathon Nice-Cannes début novembre.
Il ne nous reste plus qu’à féliciter chaleureusement Manon pour sa course, et à la remercier pour ce retour d’expérience riche en enseignements. Nous espérons que certains de ces détails vous aideront à préparer au mieux votre prochain ultra-trail.
Très belle fin de saison, Manon !