« Le moment fort, vivre les 100 premiers km en jouant avec les meilleurs coureurs du monde » : Théo Le Boudec revient sur sa participation à la course mythique de Chamonix

Oxsitis, présent sur la semaine mondiale du trail à Chamonix

Chez Oxsitis, cette fin du mois d’août a été rythmée par la semaine mondiale du trail à Chamonix, rendez-vous incontournable de l’ultra-trail international.

En tant que marque spécialisée dans les sports Outdoor, et plus particulièrement le trail, nous étions présents avec notre stand sur l’Ultra-Trail Village. Une semaine entière à la rencontre des coureurs et des visiteurs, ponctuée d’échanges et de tests de nos produits sur le terrain.

Oxsitis était également représenté sur trois courses emblématiques de cette semaine grâce à nos athlètes, engagés sur la TDS, la PTL et la mythique course autour du Mont-Blanc.

Nous sommes donc allés à la rencontre de nos athlètes pour recueillir, à chaud, leurs impressions sur cette semaine si particulière qui rythme chaque année le monde du trail et de l’ultra-trail.

Retour sur la course mythique du Mont-Blanc avec Théo Le Boudec

Cette année, deux de nos athlètes du Team Oxsitis se sont lancés sur la course mythique de Chamonix.

Elle ne se présente plus tant sa renommée dépasse les frontières du trail : plus de 170 kilomètres et près de 10 000 mètres de dénivelé pour boucler le tour du Mont-Blanc, à travers trois pays : la France, la Suisse et l’Italie. Bien plus qu’une course, elle est devenue, au fil des années, un rêve et un objectif sportif incontournable pour tous les traileurs.

Avant la course

La première participation de Théo à cette course mythique remonte à l’édition 2023. À l’issue de cette expérience, il avait à cœur d’y revenir trois ans plus tard, pour comparer ses deux performances et visualiser sa progression, sans oublier son intérêt particulier à « revivre cette course magique avec un plateau d’élite mondial ».

Info Oxsitis : en 2023, Théo avait bouclé la course en 24h44, à la 33ème place. Cette année 2026 confirme une très belle progression : il termine cette deuxième participation en 21h27, à la 22ème position.

Pour atteindre cet objectif de progression, Théo nous confie que tout s’est déroulé comme prévu. Pas de visualisation, pas de préparation mentale particulière pour cette édition, il a simplement suivi un entraînement à la sensation, en restant à l’écoute de son corps pour être fin prêt le jour J.

Sur ce type de distance, on imagine que chaque coureur porte ses propres peurs sur la ligne de départ : l’abandon, le mental, la technicité du terrain, une préparation jugée trop légère … Pour Théo, la principale crainte était de devoir affronter une météo capricieuse. Un scénario évité de justesse, grâce à un départ décalé de quelques heures pour préserver les coureurs d’une tempête de pluie. Côté motivation, Théo visait avant tout à réaliser le tour du Mont-Blanc « en y mettant le plus de cœur et d’envie possible, quel que soit le résultat ». Une philosophie qui, au final, s’est transformée en une très belle réussite, tout s’est déroulé exactement comme notre athlète l’espérait.

Arrivée de Théo Le Boudec sur l'édition 2026 de l'UTMB Mont-Blanc à Chamonix

Le jour-j

Participer à un ultra-trail, c’est traverser une succession de moments forts, où tout semble s’aligner pour offrir la course parfaite. Pour Théo, ces instants suspendus se sont concentrés sur les 100 premiers kilomètres, aux côtés des meilleurs coureurs mondiaux de trail. Une première partie de course vécue dans la montée de Bertone, en compagnie de Virgil Moriset et Yannick Noël. Il évoque également de superbes moments partagés du côté de Saint-Gervais, de Notre-Dame de la Gorge et des Chapieux, aux côtés de Théo Detienne, des instants que tout passionné de trail rêverait de vivre. « L’impression d’être dans un film, tant l’ambiance était folle », confie-t-il. Comme quoi, l’énergie qui règne autour du Mont-Blanc reste gravée dans la mémoire de tous les coureurs, et les pousse à puiser dans leurs derniers retranchements.

Théo revient aussi, avec émotion, sur son arrivée à Chamonix. C’est là, sur la ligne d’arrivée de cette course mythique, qu’il a fait sa demande en mariage à sa compagne, un instant qui nous a tous donné des frissons. Toutes nos félicitations pour cette magnifique surprise !

Un ultra-trail, c’est aussi une course qui confronte chaque coureur à des moments où avancer devient un combat. Théo n’a pas échappé à la règle : aux alentours du 110ème kilomètre, en redescendant vers La Fouly, « la lumière et l’énergie se sont éteintes, sans raison », nous confie-t-il. Un « long chemin de croix » pour rallier l’arrivée. La preuve que même les athlètes de tête traversent, eux aussi, des moments de doute.

Certains passages de course marquent plus que d’autres, l’ambiance des spectateurs, une famille au bord d’un sentier de montagne… Pour Théo, ce fut le tronçon entre Saint-Gervais et Notre-Dame de la Gorge, où une ambiance électrique attendait les coureurs sur les bords du sentier. Porté par cette énergie folle, Théo raconte ensuite un contraste saisissant : « Le passage juste après Notre-Dame fait un bien fou. Le calme plat, la lumière rouge, et une longue nuit qui s’installe. » Des mots qui transportent, et qui donnent envie, à leur tour, de vivre des instants aussi intenses, la preuve que ces émotions-là, on ne les trouve peut-être que dans le trail et l’ultra-endurance.

En course, et plus particulièrement en ultra-trail, chaque coureur traverse, à un moment ou un autre, des phases de doute et de fatigue. Pour les surmonter, Théo a puisé dans ses pensées les plus chères : sa compagne, présente sur les ravitaillements tout au long du parcours, et son petit chien resté à la maison. Car derrière chaque coureur sur la ligne de départ d’un ultra-trail se cache souvent une raison profonde et personnelle, rendre sa famille fière, se dépasser, se fixer de nouveaux objectifs sportifs, ou simplement se laisser porter par des paysages à couper le souffle.

Mais c’est un tout autre souvenir qui nous a le plus ému. Théo nous confie avoir pensé, très fort, à Eva, une amie chère, passionnée comme lui de sport et de montagne, disparue trop tôt, seulement une semaine avant le départ de la course. Tout au long de ces heures d’effort, ses pensées se tournaient vers elle. Courir en sa mémoire a transporté Théo bien au-delà de la simple performance sportive : il avait à cœur de boucler cette course pour elle, mais aussi pour ses parents et ses proches, en son honneur. Une dédicace silencieuse, portée à chaque foulée, qui donne à cette victoire personnelle une dimension qui dépasse largement le sport. Une course chargée de sens, d’émotion, et d’un hommage que Théo portera longtemps en lui.

Retour quelques jours après la course

Chaque coureur vit un après-course différent, et cela se vérifie encore plus après un ultra-trail, chaque corps réagit à sa manière à un effort aussi engagé. Théo nous confie : « Physiquement, tout semble aller. Mentalement, c’est un peu le brouillard. Pas mal fatigué, pour tout et pour rien. » La preuve qu’une course d’ultra-distance n’épargne ni le corps ni le mental, et qu’il est essentiel de s’écouter, de prendre soin de soi, et surtout de reprendre son rythme progressivement, en phase avec son corps et son esprit.

Le retour au travail, le mardi suivant la course, lui a fait « le plus grand bien », marquant un véritable « retour à la réalité ». Théo nous confie malgré tout conserver une forte envie de retourner en montagne, pour continuer à en profiter pleinement.

Toute course nous apprend quelque chose sur nous-mêmes et c’est encore plus vrai en ultra-trail. Théo nous confie une leçon essentielle : il faut absolument se faire confiance, quelles que soient les circonstances. Il ajoute que même « dans les moments les plus sombres, la lumière revient toujours », un message d’espoir et de persévérance à garder en tête lorsque la course se complique, en gardant toujours à l’esprit que le trail reste avant tout du sport, et que la vraie vie reprend son cours juste après la ligne d’arrivée.

Côté matériel : le choix de Théo

Cela fait trois ans que nous collaborons avec Théo Le Boudec, mais en réalité, il connaît la marque Oxsitis depuis ses débuts en 2020. Aujourd’hui, nous sommes fiers de le compter parmi les athlètes de notre Team, et de le voir progresser, édition après édition, sur les plus grandes courses de trail et d’ultra-trail.

Pour affronter cet ultra-trail, Théo a couru avec le Spectre 12, un sac d’hydratation qu’il utilise depuis maintenant deux ans sur l’ensemble de ses courses longue distance et qui, pour lui, n’a plus aucun secret. Il le décrit comme « une valeur sûre pour les formats longs », soulignant le confort, la stabilité, et surtout l’espace de rangement suffisant pour emporter tout son matériel d’ultra-trail.

SPECTRE 12

Nous nous sommes aussi interrogés, et nos collègues du développement produit encore plus que les autres sur son ressenti vis-à-vis de son équipement pendant la course. Théo est formel : rien à signaler. Le sac est resté parfaitement stable du départ à l’arrivée, sans le moindre mouvement ni le moindre frottement. Il précise avoir particulièrement utilisé la poche tunnel, située en bas du sac à l’arrière, pour le rangement de ses bâtons de trail.

Côté organisation, Théo a appliqué la stratégie de rangement prévue dès le départ : les poches situées sous les flasques pour ses vêtements et lampes frontales pour un accès rapide à son matériel pendant l’effort. Pour le ravitaillement, tout était simplement rangé dans les poches de son short de trail.

Le conseil de Théo pour tous les futurs participants à la course mythique de Chamonix

Afin de clôturer ce bel échange avec Théo, nous nous devions de lui demander quelques conseils pour toutes les personnes qui rêvent de prendre le départ de cette course qui nous fait tous vibrer. Son conseil s’articule autour de plusieurs éléments essentiels : un bon choix de chaussures, d’équipement et de sac d’hydratation. « Pour moi, c’est une grosse partie du chemin », précise-t-il. Il ajoute que sans confort pendant la course, l’épreuve devient systématiquement plus difficile, aussi bien physiquement que mentalement, d’où l’importance de se « focaliser sur l’essentiel ».

Se lancer dans l’ultra-trail n’est pas une décision à prendre à la légère, nous confie Théo. Il rappelle qu’il est essentiel de ne « pas se prendre la tête », tout en gardant à l’esprit qu’il s’agit d’une épreuve exigeante, qui demande une vraie préparation du corps comme du mental. Son maître mot : « Il faut être patient. »

Pour clore son conseil, Théo met en garde sur l’image souvent trompeuse véhiculée par les réseaux sociaux, qui laissent penser que l’ultra-trail est une discipline accessible à tous. Or, il s’agit d’un projet sportif « très spécifique, qui demande un minimum d’entraînement et de volonté ». Un message clair : l’ultra-trail est avant tout un défi personnel, et il est essentiel de ne prendre le départ que lorsqu’on se sent réellement prêt, physiquement et mentalement et de le faire, avant tout, pour soi.

ou allons-nous revoir Théo ?

Un projet secret ? Et oui, Théo est plein de surprises ! Il prépare, dès le mois d’octobre, un projet qu’il garde encore pour lui, et qu’il annoncera en temps voulu. Pour terminer cette saison 2026, Théo se concentrera principalement sur des courses locales. Concernant 2027, « pas encore de ligne rouge fixée », mais il envisage sérieusement un projet de grande traversée du Mercantour.

Nous avons hâte de découvrir ce que Théo nous réserve, et lui envoyons tous nos encouragements pour ses prochains projets, qui arrivent très bientôt.

Nous remercions chaleureusement Théo pour ce retour d’expérience sur la course mythique de Chamonix, et le félicitons à nouveau pour cette belle performance, ainsi que pour sa progression remarquable en trois années.

Très bonne fin de saison, Théo !

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