« Notre binôme a fonctionné à merveille » : Jérémie Marcuccilli revient sur sa participation à la PTL

Oxsitis, présent sur la semaine mondiale du trail à Chamonix

Chez Oxsitis, cette fin du mois d’août a été rythmée par la semaine mondiale du trail à Chamonix, rendez-vous incontournable de l’ultra-trail international.

En tant que marque spécialisée dans les sports Outdoor, et plus particulièrement le trail, nous étions présents avec notre stand sur l’Ultra-Trail Village. Une semaine entière à la rencontre des coureurs et des visiteurs, ponctuée d’échanges et de tests de nos produits sur le terrain.

Oxsitis était également représenté sur trois courses emblématiques de cette semaine grâce à nos athlètes, engagés sur la TDS, la PTL et la mythique course autour du Mont-Blanc.

Nous sommes donc allés à la rencontre de nos athlètes pour recueillir, à chaud, leurs impressions sur cette semaine si particulière qui rythme chaque année le monde du trail et de l’ultra-trail.

Retour sur la PTL avec Jérémie Marcuccilli

Qu’est-ce que la PTL, la Petite Trotte à Léon, qui, finalement, n’a de « petite » que le nom ? Une course hors norme de 300 kilomètres et 25 000 m de dénivelé positif et négatif. Une épreuve d’ultra-endurance qui repose avant tout sur l’esprit d’équipe, le mental et l’autonomie : accès difficiles, portions de via ferrata, hors-sentier… un parcours unique au cœur du massif du Mont-Blanc, à cheval sur les frontières françaises, suisses et italiennes.

La PTL se court en équipe de deux à trois participants, qui doivent rester ensemble tout au long de ce très long et exigeant parcours.

Une aventure extrême que notre ambassadeur Jérémie Marcuccilli a vécue aux côtés de son binôme Damien LONGET, sous le nom d’équipe « 1,2,3 Kooka ». Une course qu’ils ont bouclée à la quatrième place du classement général, en 104h18.

Duo 1,2,3 KOOKA

Photos : @Lucas Garreau

PTL

Avant la course

Après sa participation au Tor des Géants 2025, Jérémie avait envie de concrétiser sa maîtrise des grandes aventures, notamment sur le plan de la gestion du sommeil en s’inscrivant à la PTL. L’occasion, aussi, de découvrir un nouveau format : la course par équipe en trail.

On se demande tous comment on prépare ce genre de course en binôme. Jérémie nous confie ne connaître que très peu Damien au moment de leur inscription : les deux coéquipiers n’avaient eu l’occasion de s’entraîner ensemble qu’une seule fois, lors d’un trail de 3 heures au Salève cet hiver. Il a donc fallu construire, au fil d’un calendrier de course particulièrement chargé en 2026, une confiance réciproque fondamentale entre eux deux.

Les quatrièmes de la PTL nous livrent également leurs courses de préparation respectives : Ultra Baume, Ultra Trail of Australia, Ultra Marin et le triathlon de l’Alpe d’Huez format L pour Damien ; la Trace des Maquisards, la Chartreuse Terminorum, le GR2 en off et l’Eiger 250 pour Jérémie. Un programme particulièrement copieux pour l’équipe 1,2,3 Kooka.

Nous avons demandé à Jérémie quelle était sa plus grande envie avant le départ. Il nous confie avoir surtout été animé par l’excitation de se confronter à ce parcours très engagé, et de découvrir l’autonomie d’autant plus à deux.

Le jour-j

Comme sur toute grande course de ce type, les coureurs vivent toujours des moments plus ou moins marquants. Pour Jérémie, l’un d’eux survient au 260e kilomètre, à 1 heure du matin, après 90 heures de course : sa montre signale que le binôme est « hors trace ». Il en informe son partenaire Damien, qui le rassure en lui indiquant que le sentier de l’Arpette rejoint le bon tracé un peu plus à gauche. Mais à 70 mètres du sommet, les deux coéquipiers ne parviennent toujours pas à se mettre d’accord. Ils décident alors de contacter le PC Course via leur balise, obligatoire. Après vérification de leur état de forme et des conditions météo, le PC les invite à redescendre l’intégralité de leur montée, pour prendre à gauche et rejoindre la bonne direction vers les Écandies.

Plutôt que de vivre cette nouvelle comme un coup dur, Jérémie nous confie : « Notre binôme a fonctionné à merveille, en se serrant les coudes pour terminer sur une fin de course solide. D’une erreur d’orientation, on a fait une force, pour finir la course remplis d’une énergie très positive. »

Sur un parcours aussi technique, nous avons demandé à Jérémie quel passage l’avait particulièrement marqué. Sa réponse : la via ferrata du Col de Crête Sèche, où le binôme apercevait la quatrième équipe en course, le duo belge « Deux Pots d’Célestes » au même moment. Grâce à leur pied alpin, Jérémie et Damien les ont dépassés à la sortie de la via ferrata pour prendre la quatrième place.

Arrivée de la PTL

Photos : @Lucas Garreau

 « Souvent, quand on raconte des récits de course en ayant la chance de jouer devant, le lecteur a l’impression que tout s’est déroulé comme dans un conte de fées, à la perfection. Eh bien figurez-vous que non ! » Un aveu sincère de Jérémie, qui évoque une dispute mémorable avec Damien lors de la remontée vers le Col de Balme. Damien avait initié Jérémie à la pratique des siestes de 10 minutes, une technique redoutablement efficace, jusqu’à ce que le corps de Jérémie, constatant qu’elle fonctionnait à merveille, en réclame toutes les 20 à 30 minutes. De quoi agacer sérieusement son coéquipier : avec seulement 5 heures de pause cumulées en 4 jours et des réserves de nourriture qui s’amenuisaient, la fatigue du corps se faisait de plus en plus sentir.

Après quelques explications franches mais nécessaires, Jérémie nous confie s’être « remarié » avec son partenaire de course. La suite de l’aventure s’est déroulée, selon ses mots, de manière « épique et idyllique ».

Sur ce genre de course, il est essentiel de bien connaître son corps et sa façon de réagir face à l’effort. Dès le premier jour de course, Jérémie a été victime d’une hypothermie au col du Fenestral, contraignant le binôme à un arrêt de 4 heures au refuge. Connaissant parfaitement son corps, et ayant déjà vécu ce type de situation par le passé, Jérémie nous raconte avoir repris la route serein et déterminé, même relégué en 9e ou 10e position. « La remontada n’en serait que plus belle » pour la suite de la course.

Retour quelques jours après la course

Vous vous posez sans doute la même question que nous : quel est le ressenti des coureurs de la PTL, une semaine après l’arrivée ? Pour Jérémie, l’après-course est plus que positif : il nous confie avoir bien récupéré physiquement. D’un point de vue psychologique en revanche, le processus de récupération est un peu plus long après un effort aussi engagé que la PTL. Il faut dire qu’elle exige une grande capacité d’adaptation, d’autant plus avec une reprise du travail dès le lundi matin. Et oui : les coureurs de la PTL sont des personnes extraordinaires, avec une vie tout ce qu’il y a de plus ordinaire.

Nous avons ensuite demandé à Jérémie ce que cette course lui avait appris. Il nous confie en retenir la leçon la plus importante, celle qui anime autant le trail que les entreprises ou n’importe quel travail de groupe : « Sans tous ces bénévoles et ces équipes passionnées de montagne, un événement comme celui-ci ne pourrait tout simplement pas exister. » Le dimanche, lors de la remise des prix sur la place du Triangle de l’Amitié, la communion vécue en célébrant l’ensemble des personnes mobilisées sur le parcours restera pour notre ambassadeur le plus beau moment de trail de sa carrière, un sentiment qu’il n’avait encore jamais ressenti depuis ses débuts en course de montagne.

Côté matériel : le choix de Jérémie

Chez Oxsitis, nous sommes fiers d’accompagner Jérémie depuis un an sur l’ensemble de ses projets sportifs. Pour la PTL, nous l’avons équipé du X-PLORE 28+5. Selon lui, c’était le sac idéal pour contenir tout l’équipement obligatoire du baudrier aux crampons, en passant par le casque, les longes de via ferrata et même la tente de survie.

Jérémie nous confie : « Ce sac a été un équipement clé pendant toute la durée de la course. Je n’ai ressenti aucun frottement, et j’avais toujours au moins 1,5 litre d’eau sur moi, grâce aux deux bidons Oxsitis de 750 ml et leur pipette. » Il ajoute avoir disposé de suffisamment d’espace pour ranger l’ensemble de ses réserves de nourriture énergétique « de sécurité ».

X-plore 28+5

Pour rappel, nos sacs et gilets permettent un ajustement précis à votre morphologie, grâce à deux sangles à l’avant : une pectorale et une ventrale, avec réglage en hauteur possible et un système de réglage latéral par scratch pour ajuster le sac à la taille.

Nous nous sommes également interrogés sur l’utilité des différentes poches du sac au fil de la course. Selon Jérémie, un sac de moins de 25 litres n’aurait tout simplement pas pu contenir l’ensemble du matériel obligatoire, d’autant qu’une grande partie devait rester rapidement accessible, pour gagner un maximum de temps sur les transitions et limiter au strict minimum les arrêts en refuge.

Le conseil de Jérémie à tous les futurs coureurs de la PTL

Vous rêvez de vous lancer sur la PTL, ou sur une course de montagne similaire ? Le premier conseil de Jérémie : passer un maximum de temps en montagne, avec l’ensemble du matériel obligatoire, et en totale autonomie. Il rappelle également que sur ce type de parcours, la différence ne se fait pas sur la vitesse de déplacement, mais bel et bien sur la capacité à enchaîner les sections engagées sur plusieurs jours « tout en gardant le maximum de lucidité, pour ne pas prendre de risques inconsidérés ».

ou allons-nous revoir Jérémie ?

Une question nous brûle tous les lèvres : sur quelle prochaine épreuve reverra-t-on Jérémie ? Rendez-vous en 2027, au départ du Tor des Glaciers et sans doute pour une tentative de FKT unsupported (un record de temps en totale autonomie).

D'autres articles susceptibles de vous intéresser...

bgPopupOxsitis_tiny

NEWSLETTER

Inscrivez-vous pour découvrir les dernières nouveautés, nos offres exclusives et des conseils personnalisés. Profitez de 15% de remise à l’inscription.